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Le deuxième challenge de cet été, après la Fjällräven Classic, était ma participation à ma première course de trail! Le mot “challenge” est léger… en gros c’est un total retournement de point de vue sur une pratique que je ne pouvais même pas concevoir il y a moins d’un an!!

Pas pour moi!

Il faut dire que passionnée de montagnes depuis mon plus jeune âge, pour moi les sentiers de montagne devait se savourer en prenant son temps! Marcher, la brise dans les cheveux, s’arrêter pour admirer la vue, les animaux…

Alors, lorsque je croisai de temps à autres des coureurs sur ces mêmes sentiers, survolant la terre battue ou les rochers, galopant vers d’autres lieux, je ne pouvais qu’exprimer une incompréhension… j’admirai leur prestation, le côté challenge de la chose  mais je ne pouvais pas concevoir le plaisir que cette pratique pouvait procurer… J’étais loin de me douter où mes propres pieds me mèneraient, à peine quelques mois plus tard…!

Il est vrai que le trail aujourd’hui a le vent en poupe… mais en ce qui me concerne, je pense que c’est surtout une recherche d’autres objectifs sportifs, de travailler entre autre sur mes problèmes de souffle et surtout et avant tout les récits passionnants de certains amis me relatant leurs derniers exploits dans le domaine avec les yeux pétillants, tout brillants! Cela a petit à petit attisé ma curiosité, même si j’ai toujours détesté la course à pied!

J’attaque

Bref, un jour je me suis dit: allez on tente… mais comme j’habite en montagne et que j’ai une sainte horreur du bitume, hop, je démarrai directement sur un sentier bien en côte! Eh oui.. je passe du rien…… au tout!!! (Ce qui, du reste, n’est pas terrible, ne fait pas la même chose que moi et commence graduellement)… j’ai d’ailleurs bien vite vu que j’étais un peu psycho dans ma démarche mais j’ai tenu bon et continué de m’entrainer avec pour but de participer à la fameuse course Humanitrail des Diablerets, en Suisse! Une course ayant pour but de favoriser l’éducation d’enfants au Népal, en reversant tous les frais d’inscriptions à des œuvres caritatives locales.

Le jour J

Quoi qu’il en soit, samedi 24 septembre était le jour J!! J’ai un nœud dans l’estomac (je déteste les compétitions), je sais que je n’ai pas pu m’entrainer autant que prévu (merci petite gastro il y a deux semaines), je me suis bloquée le dos la veille en voulant soulever des haltères et cerise sur le gâteau, mes “poissons rouges” arrivent le matin même!!!! C’est donc droguée au paracétamol1000 que j’arrive aux Diablerets et retrouve mes amis! Trois d’entre eux se lancent dans le parcours des 27km; pour ma part, j’ai changé pour prendre le départ au 15K!

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Midi approche et nous sommes presque 600 personnes à nous amasser devant la ligne de départ! Je me glisse au fond, préférant ne pas voir toute cette masse me dépasser… hihi

J’ai l’estomac noué… plus qu’une minute… tout le monde est au taquet… Je mets mes écouteurs dans les oreilles et démarre la musique… plus que quelques secondes…

Et c’est partie!! Une large marée humaine s’élance sous les acclamations des passants, un spectacle un peu surréaliste que tous ces corps qui sautillent dans la même direction.. Je pars tout tranquille, je me dis, peu importe si je suis la dernière, je veux juste finir et ne tient pas à me griller de suite!! La colonne multicolore commence à s’affiner, très vite nous arpentons la première côte nous menant dans un pâturage bien raide! Je n’en reviens pas, cela ne fait que deux minutes que nous courrons et je commence à dépasser plusieurs concurrents! On nous avait prévenu que le terrain était “gras”! Mazette, qu’est-ce que j’ai apprécié avoir des bâtons! (Merci Olivier!! mon sauveur du jour car j’avais oublié les miens….) Je ne regarde presque pas devant, juste mes pieds, un pas après l’autre, je pousse et réalise que mes entrainements “côtés” me sont bien utiles: je dépasse encore des concurrents qui tirent la langue dans ces passages pentus…

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La montée au Meilleret est loin d’être terminée et bien pêchue jusqu’au bout, mais j’y prends un sacré plaisir! Après les pâturages pentus, le sentier part de plus belle dans la forêt, où parfois les mains sont mises à contribution… la dernière montée vers le premier ravito est gorgée d’eau, et les passages avant nous ont rendu le sentier boueux à souhait! Je profite de mes bâtons pour dépasser encore quelques coureurs ayant le pas chancelant dans cette gadgie… Je ne suis pas maso mais c’est vrai que l’ambiance course est enivrante!

Je m’arrête une minute au ravitaillement du Meilleret pour reprendre un anti-douleurs (grrr… vive les poissons rouges!) et me relance à fond sur cette belle arrête! J’appréhende cette longue descente jusqu’au village! Mes genoux, particulièrement mes ménisques, m’ont déjà bien fait souffrir cette saison et j’ai peur de les forcer, surtout que là, sous anti-douleurs, difficile de détecter un début de blessure…

Les sorties en repérages du parcours ont été bien utiles, je sais ce qui m’attend et très rapidement, les coureurs du 27K nous rejoignent sur la descente. Nous sommes désormais beaucoup plus sur le sentier et je me surprends à dépasser à pleine vitesse certains concurrents.. Je me fais presque peur car à cette vitesse et dans cette pente j’ai presque le sentiment de ne pas pouvoir m’arrêter! hihi

Peu à peu, les kilomètres défilent… C’est sous les applaudissements que nous passons le Col de la Croix. Le chemin devient à nouveau plus gras et bien raide… certains se cassent la figure, d’autres me dépassent à plein régime mais petit à petit, je vois le village se rapprocher!

Douce désillusion car nous voici à prendre une dernière boucle, LA fameuse boucle que tout le monde déteste, et maintenant je sais pourquoi…. hahaha. En soit elle est belle, elle repart en direction du vallon en faux plat, loin, très loin… jusqu’à une belle passerelle à la népalaise avant de reprendre le parcours vita, pour ainsi dire plat, jusqu’au village!

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Ces derniers kilomètres sont pénibles, j’aurais presque préféré de la pente… mais on y arrive, le bitume remplace la terre battue et au loin j’aperçois l’arrivée, les sons de foule, de musique, du commentateur… mes pieds avancent machinalement, j’essaie de redonner un coup dans les reins. A présent la foule est de par et d’autre et je cherche du regard mes amis… Sont-ils là, est-ce qu’ils m’attendent… je me dis bêtement: ne tombe pas maintenant!! HAHAHAH

Et tout d’un coup, j’entends la voix de mon amie Flo hurler “Vas-y Maaaaaike!!!” et je la vois gesticuler à tours de bras à une dizaine de mètres de l’arrivée! L’adrénaline remonte, je reprends de la vitesse et c’est en sprint final avec Flo à mes côtés que je passe la ligne d’arrivée!

Et pour la première fois je regarde l’heure…. 14h54!!!! Je l’ai fais en moins de 3h00, alors que j’estimais le faire en 3h15 en étant en pleine forme! YEAAAAAAAAH Comme quoi, il fallait que je sois “au bout de ma vie” pour me surpasser… sans m’en rendre compte et tout en sachant que j’aurais pu pousser un peu plus! hihi

Je suis abasourdie… pas d’avoir couru quasi non stop 15km avec environ 900-1000 mètres de dénivelé, mais d’avoir eu un sacré PLAISIR à le faire! D’avoir pu ressentir cette ambiance palpitante, grisante même…

Une belle aventure en soi! Une chose est sûre: il faudrait à nouveau me compter parmi les coureurs de l’édition 2017! 😀

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